ETAIT-IL L’ENFANT D’EDOUARD ?

Vous connaissez le tableau célèbre : il est au Louvre. Paul Delaroche l'a peint et il s'intitule « Les Enfants d'Edouard ». Deux jeunes princes serrés l'un contre l'autre, assis sur le bord d'un lit de bois sculpté, regardent avec terreur la porte dont on devine qu'elle va bientôt s'ouvrir devant leurs meurtriers...
Edouard IV d'Angleterre était mort en 1483. Ce fut son frère Richard, duc de Gloucester, qui devint régent. Un homme tenaillé d'ambitions, et parfaitement dénué de scrupules. Le fils aîné d'Edouard IV fut « invité » par son oncle à se rendre à la Tour de Londres. Comment désobéir ? Après quoi, le régent ordonna au second fils de son frère, le jeune Richard, de rejoindre l'aîné dans un appartement du sinistre monument...
Une nuit, un certain sir James Tyrell, « âme damnée » du régent, accompagné d'un tueur à gages et d'un palefrenier, pénétra dans la chambre que partageaient les deux frères. Les deux jeunes princes n'eurent pas le temps de pousser un cri . Déjà l'on avait jeté sur eux d'épais coussins. En peu d'instants, il furent étouffés. Les deux cadavres, la nuit même, furent enterrés au pied de l'escalier qui conduisait à la chambre.
C'était, pour le régent Richard, un grand pas accompli vers le trône. Deux obstacles subsistaient : un fils de la reine, veuve d'Edouard IV, et le frère de cette dernière. Richard les fit décapiter tous les deux...
Cela fait, ayant demandé confirmation de ses droits par un Parlement docile à l'extrême, le régent déclara qu'il était roi : ce fut le trop célèbre Richard III, de la vie de qui Shakespeare fit le sujet de l'une de ses tragédies les plus noires.
A Londres, on parlait souvent des deux jeunes princes prisonniers. Comme il est arrivé maintes fois dans l'Histoire, leur popularité augmentait à mesure que les Anglais se persuadaient qu'ils étaient victimes d'une injustice. Quand on sut qu'ils avaient été assassinés sur l'ordre du roi Richard, une flambée de colère se leva contre ce dernier. La lutte reprit entre la Rose blanche d'York et la Rose rouge de Lancastre.
Tant de sang répandu, tant de cruauté ne devaient guère décidément porter bonheur à Richard III. Il perdit son fils unique. Puis un prince de la famille des Tudor, Henry, revendiqua le trône d'Angleterre, levant une armée et marchant contre l'usurpateur Richard III.
Une terrible bataille s'engagea. Soudainement, Richard III, désarçonné, se vit environné seul, sans monture, par des ennemis nombreux. Cerné, il hurla :
- Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval !
Trop tard. De partout les coups pleuvaient. Richard s'abattit, le crâne ouvert. Un combattant ramassa la couronne ensanglantée qui avait roulé à terre et la posa sur la tête de Henry Tudor. Celui-ci devenait Henry VII.
L'Arrivée du revenant
Quelques années plus tard, en 1491, un bateau aborda en Irlande, au port de Cork. Un jeune homme en descendit. On lui donnait de seize à dix-huit ans. Il était vêtu richement, avec une suprême élégance, et il était extrêmement beau.
Cet inconnu intrigua ceux qui l'aperçurent. On tâcha de lui faire dire qui il était.
Il se tut.
Certains affirmèrent devant lui qu'ils le reconnaissaient pour le comte de Warwick, fils du duc de Clarence. Le jeune homme nia. Enfin, quelqu'un cira qu'il s'agissait de Richard d'York, second fils du roi Edouard, celui-là même que l'on pensait avoir été assassiné à la Tour par son oncle !
On vint poser la question à l'inconnu. Alors, il se passa une chose stupéfiante : il avait nié de toutes ses forces être le comte de Warwick, mais il reconnut modestement qu'il était bien le fils du roi Edouard, miraculeusement échappé aux assassins envoyés par le sinistre Richard.
Des auteurs - et non des moindres, puisqu'il s'agit de Francis Bacon et de Horace Walpole - affirment qu'il y avait une ressemblance frappante entre le jeune inconnu et Edouard IV. Le seul portrait que l'on connaisse de lui, celui du « Recueil d'Arras », laisse apparaître certains traits communs.
En tout cas, ce fut à Cork un véritable coup de théâtre. Toute la ville s'entretenait avec fièvre du merveilleux événement. Le jeune homme fut pressé de questions : comment avait-il pu échapper à la mort ? Qu'était-il devenu depuis?
Très simplement, d'un air doux et bienveillant, le « prince » répondait à tout : son frère aîné avait été assassiné sous ses yeux. Le tueur à gages s'apprêtait à lui faire subir le même sort quand, pris de compassion, il lui laissa la vie sauve, à une condition : il ne divulguerait pas son existence avant un nombre d'années déterminé.
On le remit à deux individus qui, pendant huit ans, le cachèrent dans plusieurs pays d'Europe. Après quoi, l'un des « individus » mourut. Le second regagna l'Angleterre. Le duc d'York - tel était le titre de Richard - resta quelques mois au Portugal, puis s'embarqua pour l'Irlande.
Reconnu par les cours d'histoire
Admirable récit ! Il convainquit non seulement les habitants de Cork, mais presque toute l'Irlande - et plus encore. Le roi Jacques IV d'Ecosse admit près de lui un envoyé du duc d'York, l'écouta « avec bienveillance » et lui assura qu'il soutiendrait la cause de son maître.
Le roi de France, Charles VIII, fit mieux : il invita le jeune prince à Paris, le reçut avec éclat et lui attribua le château d'Amboise comme résidence.
Henry VII recevait à Londres les échos de ces bien curieux événements. Il trouva que son « bon frère » le roi de France allait un peu loin. Pour le lui faire sentir, il débarqua à Calais, mit le siège devant Boulogne.
Charles VIII, fort ennuyé, dut signer une convention aux termes de laquelle il ne fournirait aucune aide aux « sujets rebelles » du roi d'Angleterre. Or, qui était plus « rebelle » que le duc d'York ? Avec l'expression de ses regrets sincères, Charles VIII l'invita à quitter la France.
Le prétendant, toujours beau, toujours brillant, toujours élégant, se réfugia aux Pays-Bas. La duchesse de Bourgogne qui régnait là n'était-elle pas la tante des fils d'Edouard ? S'il y avait imposture, n'allait-elle pas la faire éclater ?
Point du tout. Elle reconnut parfaitement son « neveu » ! Le palais de Malines lui fut affecté, il y fit sa résidence. Il disposa d'une garde personnelle de hallebardiers, vêtus aux couleurs de la maison d'York.
Voici encore plus étonnant : l'empereur Maximilien d'Autriche, à son tour, allait entrer dans cette incroyable affaire. Il semblait - lui aussi - n'éprouver point de doute : le prétendant était bien le fils d'Edouard - donc le roi légitime d'Angleterre.
Dans ces conditions, pourquoi l'empereur eût-il hésité ? Il dirigea une armée sur la Flandre, fermement décidé à « ayder et favourizer celluy qui se nomme Plantagenet et estre fils du feu roy Edouard ».
L'heure avait sonné pour le prétendant, l'heure où peut-être il lui serait loisible de reconquérir « son » trône... Henry VII commençait à ressentir d'évidentes inquiétudes devant l'ampleur que prenait la cause de ce rival imprévu.
Déjà, le duc d'York était assuré de partisans dévoués sur le territoire même de l'Angleterre. Henry VII réussit un coup de main heureux : il s'empara des principaux affidés. Six furent exécutés...
Cela ne déconcerta pas le prétendant...
A vrai dire, il se déconcertait rarement. A la fin de juin 1495, sa flotte appareilla. On a bien lu : il s'agissait d'une véritable armée navale composée de quatorze vaisseaux, lesquels portaient quinze cents hommes !
Malheureusement, il ne s'agissait pas de la fine fleur des armées européennes. Un contemporain précise que c'étaient là surtout de « valeureux capitaines de toutes nationalités, banqueroutiers, faux prêtres anglais, voleurs, brigands et vagabonds, devenus soldats par désir de vivre uniquement de larcins et de rapines »...
Ce corps hétéroclite allait se faire battre, aussitôt débarqué... par les paysans du rivage ! Ce beau monde, devant les faux et les bâtons, courut aux bateaux avec une grande précipitation. Le prétendant, désolé, dut mettre le cap sur l'Irlande, d'où il fut repoussé ; enfin sur l'Ecosse.
On se souvient que Jacques IV avait naguère favorablement accueilli son émissaire. Il ne reçut pas moins bien le duc d'York.
Ce fut une réception digne d'un roi. Les cloches sonnaient, le canon tonnait, les habitants poussaient de frénétiques « hourra ! »...
L'Imposture découverte
Jacques IV, en embrassant son cousin, jura qu'il l'aiderait à retrouver son trône. Le prétendant, un peu marri par ses récents échecs, se rasséréna vite. Au vrai, il n'avait que vingt-deux ans. La vie était belle. Jacques IV lui assurait un rang digne de lui et le luxe qu'il aimait. Véritablement, il le traitait comme un frère royal.
Les deux jeunes gens, presque du même âge, ne se quittaient plus, s'habillaient de façon identique, se montraient la fidélité des chevaliers de la table Ronde. Pourquoi le prétendant se serait-il plaint ?
Il trouva la vie plus belle encore quand Jacques IV lui proposa de lui accorder en mariage sa cousine Catherine, petite-fille de Jacques Stuart. Il n'eut garde de refuser, d'autant plus que la princesse était charmante. Quand ils eurent, à l'autel, échangé leurs « oui », le prétendant éprouva sans doute l'impression solide d'être définitivement rentré dans la famille des rois.
Jacques IV n'avait pas fait de fausses promesses. Bannières déployées, il franchit la frontière en compagnie du duc d'York et s'empara de deux forteresses. Après quoi - on ignora pour quelles raisons - les deux « cousins » rentrèrent en Ecosse.
A la cour, le prétendant se trouvait mieux que jamais. Mais il ne pouvait s'éterniser là... Jacques IV l'invita sérieusement à « agir ». Les Cornouailles s'étaient révoltées contre Henry VII. Il fallait que le duc d'York s'y rendît.
Il partit avec sa jeune épouse et débarqua dans Whitesand Bay, près du cap Land's End. Il lança un manifeste, s'affirmant Richard IV, roi d'Angleterre.
L'accueil populaire fut frénétique. Quatre mille hommes accoururent en lui offrant de combattre pour sa cause. La petite armée s'enfonça vers l'intérieur de l'Angleterre. De jour en jour, elle se gonflait. Les soldats improvisés étaient maintenant huit mille !
Un soir, tout à coup, on vit poindre à l'horizon les oriflammes de l'armée royale, conduite par Henry VII lui-même.
Ce fut, pour le prétendant , le coup de grâce. On le vit littéralement se décomposer. Une nuit passa. A l'aube, lorsqu'on entra dans sa tente, on la trouva vide. Le « duc » avait fui !
Il s'était réfugié dans un monastère où le protégeait le droit d'asile. Henry VII y vint mettre le siège. Le prétendant offrit de se livrer, à condition d'avoir la vie sauve. Henry VII y consentit.
Alors, le prétendant, vêtu de drap d'or, sortit du monastère et s'avança au-devant du roi. Parvenu devant lui, il se jeta à ses pieds. Henry VII le questionna : prétendait-il toujours être le fils d'Edouard ? Le « prince », éperdu de terreur, avoua tout : il n'était qu'un aventurier.
Il ne coulait pas la moindre goutte de sang princier dans ses veines. Il s'appelait Pierre Werbecque ou Perkin Warbeck et était originaire de Flandre.
Il était né à Tournai en 1474. A onze ans, ses parents l'avaient mis en pension à Anvers, puis à Middelbourg, chez un marchand anglais, « afin d'apprendre la langue de ce pays ». Il avait été valet d'une dame anglaise attachée à la cause des York, puis il était entré en service d'un marchand breton. C'est ce dernier qui l'avait amené à Cork, en 1491.
La double évasion
Henry VII avait promis la vie sauve à l'imposteur, il tint parole. Le curieux de l'affaire, c'est que ce personnage de petite extraction ne fut pas jeté dans quelque cachot obscur d'une prison banale. Warbek fut logé au palais de Westminster. Pourquoi ? Ce fait - avec d'autres - a permis à certains historiens de se demander si Perkin Warbeck n'aurait pas été un bâtard du roi Edouard IV. Ce qui pourrait expliquer à la fois sa ressemblance avec ce dernier roi, et les égards qu'eut pour lui Henry VII.
Warbek reçut même l'autorisation de revoir sa femme. La princesse Catherine l'aimait et lui restait fidèle. Elle vint le rejoindre à Westminster.
Décidément, Warbek n'était pas malheureux. A cela près que, pour tuer la légende, Henry VII le faisait promener chaque jour ou presque, sous escorte, dans les rues de Londres, pour détromper le peuple sur celui qui avait été son héros. Le soir, Warbek regagnait son appartement au palais royal. On a rarement vu, comme l'a écrit M. Joseph Tranchal, une telle situation, aussi paradoxale, « d'un imposteur en retraite à la cour du monarque dont il avait disputé la couronne » !
Ce n'était pas trop mal pour un roturier tournaisien. Hélas ! Le roturier ne s'en contenta point. Le 9 juin 1498, en pleine nuit, Warbek s'enfuit par une fenêtre. Pendant trois jours, il fut traqué par les hommes d'armes lancés à ses trousses. Epuisé, sans espoir d'échapper à ses poursuivants, il finit par demander asile au monastère de Sheen.
Derechef, le roi Henry VII pardonna. Ce qui était faire preuve d'une longanimité assez incompréhensible.
Perkin fut ramené à Westminster. Pour toute punition, il eut à lire sa confession au peuple. Après quoi on l'exposa au pilori.
Il n'était plus question d'appartement à Westminster. Pas davantage d'ailleurs d'une simple prison. C'est à la Tour de Londres que l'on conduisit le Tournaisien : la prison des princes et nobles.
Perkin, quoique ayant tout avoué de son imposture, s'entendait à merveille à entretenir le doute. A la Tour, il tourna les pages du registre où était consigné la liste des grands personnages qui y étaient morts. On prétend qu'il se serait exclamé : - On marque le trépas du second fils d'Edouard, mais c'est à rectifier puisque je suis vivant !
Or, dans le même temps, il y avait à la Tour un prince prisonnier. Un vrai, celui-là. Il s'agissait de l'héritier de la Rose blanche, Edouard Warwick, fils de Clarence. Celui-ci aurait pu légitimement revendiquer le trône d'Angleterre.
Henry VII, sans s'embarrasser de vains scrupules, l'avait envoyé en prison. Il n'avait à peu près jamais connu la liberté.
Résigné à son sort, il vit paraître avec stupeur ce Perkin Warbek, si séduisant, si convaincant, qui lui confia en secret qu'il était vraiment le fils d'Edouard. Perkin, avec désinvolture, l'appelait son « gentil cousin ». Il lui parlait de la cour d'Ecosse, de son ami le roi Jacques IV, de sa chère épouse Catherine Stuart. Warwick recevait une assez grosse pension, afin de faire bonne figure, même en prison. Désormais il partagea avec Warbek. Cela permit de soudoyer l'un des geôliers et d'adresser des messages à l'extérieur.
Bientôt Perkin s'ouvrit de ses projets au « gentil cousin » : ils allaient s'évader.
Warwick fut enthousiaste. La nuit fixée pour la grande aventure arriva bien vite. Avec la complicité de leur gardien - avec aussi une facilité qui a permis à certains historiens de penser que tout cela n'était qu'un piège tendu par Henry VII - ils purent sortir de la Tour sous un déguisement. Leurs partisans les attendaient sur la Tamise dans une barque où il montèrent rapidement.
Le dernier espoir
On fêta l'évasion dans la grande taverne de Temple-Bar. L'irruption d'une troupe en armes troubla la joie, trop bruyamment exprimée, des évadés. Sans doute avaient-ils été suivis à la piste dès leur sortie de la Tour... Ce qui tendrait à le faire croire, c'est que se dressait, devant eux, Thomas Mowbray, Grand Maréchal d'Angleterre.
Warwick fut reconduit à la tour. L'infortuné Perkin, lui, n'avait plus droit qu'à un cachot obscur dans l'affreuse prison de Newgate. Henry VII était débarrassé de son compétiteur le comte de Warwick. Aussi, par la même occasion de l'imposteur Warbek.
Perkin et Warwick furent condamnés à mort tous les deux pour haute trahison. Le descendant des York, le dernier Plantagenet, Edouard, comte de Warwick, eut, comme il se devait, la tête tranchée. Warbek, simple rebelle, perturbateur de la paix publique et imposteur, devait être pendu à Tyburn, à l'égal des plus vils criminels.
Le père de Perkin, le vieux Warbeck, avait traversé le Channel. Mais était-ce vraiment son père ? Vainement, il demanda à Henry VII la grâce de son fils. Tout ce qu'il obtint, ce fut de l'embrasser une dernière fois. Perkin conservait sa belle confiance. Elle lui était comme vrillée au cœur. On rapporte qu'il aurait tenu ce langage à son père :
- Il vous reste deux jours pour agir en ma faveur. J'ai des amis partout et vous êtes riche. Soyez présent à Tyburn et, si vous avez pu quelque chose, levez la main droite très haut vers moi, je saurai alors que, même au dernier instant peut-être, mes amis m'arracheront à la potence.
Warbek multiplia les démarches, chercha les amis que son fils croyait « partout ». En vain. Le matin de l'exécution, le vieux Warbek était au premier rang de la foule.
L'affreux cortège arriva ; déjà lié sur l'échafaud, Perkin cherchait son père des yeux. Il l'aperçut, fit un terrible effort pour se tourner vers lui. Son regard et ses lèvres murmuraient :
- Serai-je sauvé ?
« Agonisant de détresse », Warbek leva très haut la main droite vers son fils. Celui-ci eut un demi-sourire. Il avait eu raison de ne pas désespérer. La corde au cou, très à l'aise, il voulut bien confirmer que ses aveux étaient l'expression de la vérité. Il demanda pardon à Dieu et au roi. Mais il restait confiant.
Un geste du bourreau : la corde se tendit. Le corps de Perkin Warbek s'agita convulsivement dans le vide. Il mourut, après avoir pensé jusqu'au bout qu'il aurait la vie sauve.
A ses côtés, on pendit l'ancien maire de Cork et le doyen Limerick. Son premier partisan et son dernier fidèle. Après quoi, les cadavres furent décrochés. Le bourreau les décapita. Les têtes des condamnés furent exposées aux arches du Pont de Londres.
Comment ne pas se souvenir de cette phrase laconique de Pierre Larousse : « Quelques historiens ont cru que Perkin était véritablement un des enfants d'Edouard »... C'est l'éternel drame des Louis XVII et des Anastasia. On ne peut s'empêcher de se dire : Et pourtant, si c'était elle ? Et pourtant, si c'était lui ?
Alain Decaux

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